Author: Thibaut Masset

Richard Jouve : C’était pas gagné et pourtant…

Richard Jouve : C’était pas gagné et pourtant…

Les récents exploits de notre poney Richard Jouve ne vous auront pas échappé, c’est en héros qu’il sera accueilli ce soir à Montgenèvre avec sa breloque autour du cou ! Nous sommes extrêmement heureux et fiers de compter un médaillé olympique dans nos rangs et nous nous ravissons d’avance de l’impact positif que cela aura très certainement pour le développement du nordique dans les Hautes-Alpes.

Cependant, l’histoire d’amour entre Richard et le ski de fond n’a pas été un long fleuve tranquille et nous souhaitions rendre hommage ce soir (avec une touche d’humour) à son parcours hors du commun…

Né à Briançon, Richard s’est tout d’abord dirigé vers le ski alpin (comme la plupart des jeunes de la région) où ses qualités intrinsèques lui permettaient de s’exprimer le mieux. Intégrant le ski club de Montgenèvre, il signe très vite de beaux résultats, se permettant même de mettre dans les rétros un certain Cyprien Sarrazin, aujourd’hui membre des équipes de France. Bon, certes, c’était en catégorie « Poussins » mais ça compte quand même non ?

 

Fort de cette (petite ?) victoire il se tourne ensuite vers le ski de fond. Les résultats seront, pour quelques années du moins, relativement « contrastés ». En effet, Richard n’est pas encore prêt à faire les sacrifices nécessaires pour espérer performer à haut niveau. Véritable touche à tout, il s’essaye à la politique avec, il faut le reconnaître, une certaine réussite. Le milieu du Showbizz lui ouvre alors ses portes et Richard s’y engouffrera pendant quelques temps, faisant le bonheur des paparazzis de la côte d’Azur et démontrant par la même occasion qu’il peut lui aussi prendre des coups de soleil.

Copyright : Team Valoche
Copyright : Team Valoche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Très vite, Richard prend conscience que son train de vie de jetsetter ne lui permettra pas de réaliser ses rêves d’Or et d’Argent. Il se reprend et intègre le Comité de ski Alpes Provence. La réalité du sport le frappe de plein fouet. Les entraînements sont durs, s’enchainent. Il n’est pas prêt. Minimisant les efforts il est prêt à laisser son orgueil dans le bas-côté de la route et à prendre l’aspiration des filles du groupe lors des sorties vélo pour tenter de rallier l’arrivée.

Malgré ses déboires, Richard progresse et il progresse vite. Rapidement, il sculpte son corps et gagne en épaisseur. Cette photo retrouvée dans nos archives est certainement la dernière prouvant que Richard fût un jour plus haut que large…

Les premiers podiums s’offrent à lui, même si il doit se contenter dans un premier temps de la 3ème place, la première étant solidement gardée par notre “Fanfouette” ! ( Il se dit dans le milieu que François a imprimé la photo ci-dessous en format A0 pour l’afficher au dessus de son lit car “monter sur la première marche du podium avec sur la troisième marche un actuel médaillé de bronze olympique, c’est un peu comme être Champion olympique non ?? Bon, certes, c’était en catégorie « Cadet » mais ça compte quand même…non ?”)

Les bons résultats régionaux laissent place au premiers podiums en Coupe de France et Richard monte régulièrement sur la boite en compagnie de son actuel coéquipier Lucas Chanavat. Le jeune homme impressionne, il fait sensation, même, et l’Armée lui propose un contrat juteux sous réserve que celui-ci “fasse quelque chose” au sujet de sa coupe de cheveux. Le lendemain matin, le rendez-vous chez le coiffeur était pris, le sur-lendemain, le contrat signé.

Depuis ce jour les podiums s’enchainent et les médailles pleuvent. L’ascension de Richard continue. D’un naturel discret, il laisse rarement paraitre sa vie privée aux yeux de tous, mis à part son goût pour les femmes plus agées (ceci étant dorénavant de notoriété publique depuis sa récente aventure olympique avec la skieuse Lindsey Vonn…).

Il cravache, dur. Les séances de vélo sans prendre de relais et les fins de séances de ski-roue en hypoglycémie à chouiner dans le fossé sont derrière lui. Le regard est tourné vers l’avant, vers les podiums de Coupe du Monde qui deviennent vite réalité. Jusqu’à ce fameux 21 Février 2018 où le plus djiboutien des Briançonnais vient chipper au nez et à la barbe des Scandinaves, la médaille de bronze du sprint par équipe des Jeux Olympiques. La suite, vous la connaissez…

L’Histoire est déjà belle, et elle n’a pourtant qu’à peine commencé…

 

C’était pas gagné et pourtant…

 

 

Demain, Etienne Margaillan entre en scène

Demain, Etienne Margaillan entre en scène

 

SKI DE FOND– La saison olympique débute demain pour notre TITI national.

L’heure a sonné. Etienne Margaillan, dit notre TITI national, attaque, demain, une saison à enjeux, à l’occasion de la première compétition individuelle masculine de Prémanon, un 15 km.

« Mission olympique », titre ce matin L’Equipe. L’objectif premier du Français, c’est en effet les Jeux olympiques de Pyeongchang, début 2018. Où il veut représenter haut les couleurs du SCOCE, son club natal. Le classement général de la coupe du monde, il l’a répété à plusieurs reprises, viendra après, même si décrocher un gros Globe de cristal constituerait, un beau résultat. D’ailleurs, dans Aujourd’hui en France, il prévient : « Si je suis en mesure de gagner le classement général, je ne me priverai pas. »

L’hiver dernier, le Crevolin avait commis le pêché de gourmandise, pour le plus grand plaisir de ses supporters. Il avait remporté les Championnats départementaux à Villard-st-Pancrace . « Le cannibale », le qualifie ce jeudi L’Indépendant. « Né pour gagner, et rien d’autre. Tel est Etienne. Une bête de travail, un mauvais perdant et un autocrate acerbe doté d’un sens pointu voire paranoïaque du détail… », écrit Emilien Vicens.

« C’était un peu de la science-fiction », commente l’intéressé, jeudi matin, dans la presse. Il parle d’une « période de grâce ». Et estime que « ça ne se fera plus. »

Après des mois de préparation, Etienne Margaillan attend avec impatience d’entrer dans l’arène. Et de tourner la page d’une fin d’automne en pointillé, où fatigue s’est mariée à soucis de santé. Au Challenge Vincent Vittoz, il ne décroche qu’une  4ème place et se porte absent le lendemain, abandonnant la victoire à Camille Laude. Cela avait conduit le fondeur à procéder à un bilan sanguin et à faire un break pour se recentrer sur l’essentiel.  « Les marqueurs de la tendinite étaient remontés un peu », avait indiqué son coach familier, Mathieu Fort.

 

 

« Je veux garder cette peur de mal faire, de ne plus être au niveau », revendique le jeune homme dans L’Equipe, où son entraîneur analyse : « chaque année, on recherche un peu la limite et je pense qu’on l’a trouvée. »

Lors du dernier stage dans le Queyras, Etienne Margaillan a joué sa partition avec brio, terminant 4ème  du sprint et 5ème du 10km classique.

Pour les nombreux téléspectateurs qui suivent désormais le feuilleton, la course de demain s’annonce donc passionnante. Preuve que ce sport qu’on disait confidentiel est maintenant un programme à part entière, cette page d’interview que le chef de file du groupe France a donné à Télé Câble Satellite… un magazine de télévision. « Avant, les gens me reconnaissaient sans vraiment connaître mon sport. Maintenant, ils viennent me parler de ma dernière performance. J’ai l’impression d’avoir affaire à des spécialistes. C’est un grand plaisir », y confie le Haut-Alpins.

Dimanche, la chaîne L’Équipe a rassemblé 475 000 téléspectateurs en moyenne avec un pic d’audience à 581 000 téléspectateurs lors du reportage « Vis ma vie : Etienne Margaillan »

 

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En quelques mots


Equipe de ski de fond des Hautes-Alpes.

La structure soutient des athlètes spécialisés dans des compétitions de niveau coupe du monde, europe, france et longues distances.